20 mars 2009

Une leçon sur le sacrifice!

"Un grand sacrifice est aisé, mais ce sont les petits sacrifies continuels qui sont difficiles" disait Johann Wolfgang Von Goethe, il y a bien longtemps.
Cette citation ne m'a jamais laissé indifférente. Je me demandais constamment comment un grand sacrifice pourrait-il être aisé? Des privations continuelles, même petites, ont certes, un énorme poids. Mais tout de même, une grande abnégation, cela n'est pas donné à tout le monde d'en faire, me disais-je toujours. Toutefois, un film égyptien intitulé "Inta Omri"(Tu es ma vie) m'a montré à quel point Goethe savait de quoi il parlait...
L'histoire de ce troublant film met en scène un jeune couple très amoureux, très guilleret et cette belle union a eu comme fruit, un petit bout de chou. Cependant, une leucémie qui s'empare du jeune mari vient troubler ce long fleuve tranquille.
Désemparé, Youssef, le héros décide de ne pas révéler sa maladie à sa petite famille et succombe d'emblée à ce choix. Ainsi, il quitte son foyer familial pour passer le restant de ces jours dans un hôpital pour cancéreux. Ironie du sort, ce fut de cette manière-là qu'il brise sa famille, et surtout Hend, sa femme.
En effet, le médecin traitant du mari, part de l'idée selon laquelle le moral influe grandement sur la santé et se débrouille tant bien que mal pour rapprocher le jeune homme d'une jolie danseuse atteinte, elle aussi, de leucémie. Pari gagné pour le médecin et ce, au grand malheur de Hend, l'épouse amoureuse et dévouée.
Cette dernière, entre temps, était pour le moins annihilée. Elle était à deux doigts de perdre la raison. Il y a de quoi en tout cas, son mari est sa raison d'exister dans cette vie.
De fil en aiguille, elle ne lâche pas prise et continue de chercher Youssef. Après plusieurs efforts, elle le retrouve, mais dans les bras de Chams, sa rivale. Et ce fut le choc de sa vie.
Quant au médecin, il ne s'est pas cantonné à briser le cœur de Hend en mille morceaux, il a même osé lui demander de disparaître de la vie de Youssef, en lui disant que celui-ci pourrait mourir s'il devait rester avec elle!!!
Emportée par une foudroyante mélancolie mâtinée d'étonnement, l'épouse révéle au médecin qu’avant le départ de son mari, il lui a appris à faire tellement de choses sans lui, sauf une seule chose: vivre sans respirer, car Youssef est tel l’air qu’elle respire.
De cette discussion nait un débat sur le sacrifice. Hend voulait savoir sur quelle logique le médecin s’est-il basé pour dire que son mari ne vivrait que dans les bras d’une autre femme. Pourquoi pas avec elle qui est prête à lui donner sa vie?
De son côté, le docteur défend son raisonnement jusqu’au bout et veut que Hend fasse preuve de pitié et de compassion. Néanmoins, la réponse de Hend fut éloquente: La compassion signifie que si son mari devait mourir, il mourait dans ses bras…
Autre moment perçant. Après plusieurs mois, la rivale commence à avoir des remords et vient se justifier devant Hend, en lui insinuant qu'elle voulait juste vivre. Et c'est là que Hend lui rappelle que les personnes qui veulent vivre ne doivent surtout pas marcher sur les cadavres des autres. Leçon comprise. Car Chams décide de renvoyer Youssef à sa famille en se disant que ceux qui font soufrir les autres n'ont pas de droits...
Une leçon sur le sacrifice par excellence. Sauf que cette fois-ci, les petits sacrifices continuelles d'une femme amoureuse se sont avérés très difficiles, d'autant plus que sa seule faute, c'est de ne pas être leucémique...

Voici le film(version intégrale)



8 mars 2009

Le caire

Quelque part à Giza, le Sphinx boude. Il est certainement
fâché contre moi vu que je ne suis pas à ses côtés...
Majestueuses, les pyramides m'interpellent...
A cet instant, je viens de me souvenir que quelqu'un avait dit que
l'Egypte est le seul pays au monde où les morts nourissent les vivants!!
N'est ce pas un vrai miracle??

5 mars 2009

Cairo ... Cairo...

La place Talat Harb, située en plein centre ville

Belle vue, à l'intérieur de la mosquée Cairote Méhémét Ali

Et enfin, le très fameux Khan el Khalili (centenaire bazar)

Pourquoi gênent-elles tant?


On ne finira pas de taxer les voilées de tous les maux possibles et imaginables. Pour les uns, une musulmane voilée, c'est une prostituée déguisée en Sainte-Nitouche afin de parvenir à ses fins perverses. Pour d'autres, elle s'apparente plutôt à un bout de femme sans neuronnes, bébéte, voire dangereuse. D'autres encore se cantonnent à montrer du doigt les voilées qui se pavanent avec des tenues hyper-moulantes ou se maquillent comme des camions volés, comme si elles représentait l'ensemble... Ce n'est pas tout, il y en a même qui comblent d'admonestations, les filles qui mettent le hijab et qui se permettent un gloss pubique, du Khôl et s'habillent chic et respectable... comme si quelqu'un avait dit que les voilées n'ont pas le droit d'être belles. Bref, vous auriez tout lu, vu et entendu sur ces musulmanes (rarement du bien, évidemment).
Cependant, une chose demeure certaine. C'est qu'un peu d'ouverture d'esprit, cela n'a jamais tué personne! De même, s'enhardir à faire preuve de tolérance vis-à-vis de ces dames, cela ne fera que du bien à tous. Et puis, il serait pertinent de se pencher sur une vérité semble être bonne à asséner: Dans la majorité des cas, porter ce "bout de tissu" revêt une décision longuement préparée et surtout, un choix extrêmement personnel fait pour des raisons aussi logiques soient-elles. D'un autre côté, même celles qui le portent pour des raisons "loufoques", ne seraient pas, pour autant, fautives. Il y a deux ans de cela, je suis allée en Egypte. Là-bas, nombreuses sont les filles qui portent le voile par conformisme, mais il y en a aussi celles qui le mettent par conviction, et aucune des deux parties n'aurait tort, à mon sens...
Néanmoins, dans mon pays, la situation est tout autre. Ici, les voilées sont d'emblée taxées d'extrémisme. Le plus choquant, c'est que des architectes, secrétaires, médecins, journalistes, ingénieurs et j'en passe, se trouvent rejetées par les recruteurs car ses derniers semblent vouloir renier le signe le plus ostentatoire de leur religion. Et justement, pour beaucoup de personnes, le voile n'est pas qu'un simple signe d'appartenance. Pourtant, il est beaucoup plus significatif que cela. Car avant tout, le Coran le veut et l'exige. Je n'irai pas jusqu'à dire ou insinuer que les filles ou femmes qui ne le mettent pas sont mauvaises ou mécréantes. Et même si elles l'étaient, moi au moins je suis voilée, mais tolérante et flexible. Contrairement à beaucoup de non-voilées qui se veulent ouvertes mais qui te cassent la tête au point de te saouler en te parlant d'une fille qui s'habille en jupette...
Enfin bref, pour finir, ce qui me chagrine le plus, ce ne sont pas ces voyous qui me lancent des gros mots, pour m'intimider dans la rue, à cause de mon voile. Ce sont plutôt ces personnes, pourtant cultivées, qui se limitent aux idées préconçues et continuent de stéréotyper les voilées...

21 février 2009

Furtives escapades...

Cette magnifique petite ville tunisienne répond au nom de Sidi Bou Said. Un coin de rêve situé à quelques dizaines de minutes de la capitale.

Et puis, pas très loin, le célèbre Café des Nattes attire votre attention. Pas étonnant, puisque ce bel endroit a même séduit Guy de Maupassant lors de son séjour en Tunisie!